
Vivre en harmonie avec la Nature
Aujourd’hui, cet idéal peut devenir notre réalité.
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Les Contrées
C’est un concept qui nous souhaite un bel avenir et dans lequel l’Homme moderne pourrait retrouver sa dignité et son plaisir de vivre. A l’origine de cette idée, il y a le constat que si la nature est cassée, c’est d’abord parce que l’Humain est bien fracassé ! De ce constat, il apparaît que pour sauver le monde il faille d’abord sauver l’Humain, et pour sauver l’Humain il faut le réintroduire dans Sa Nature. Sa Nature Humaine…
Cette idée s’inspire de l’essai HUMANOGENESE et s’inscrit dans le cadre d’une humanisation de la société, plus amplement développée dans le livre.
Sommaire :
(Lecture = 15 mn)
1/ Le concept
2/ Ça ressemble à quoi ?
3/ Une Demande humaine et une Nécessité sociale.
4/ Un Projet de Société
– L’exode urbain
– Laboratoire des possibles
5/ Préservation de la Dimension Humaine
6/ Peuple des Humains
7/ Devenez un Sauveur
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1/ Le concept
Les Contrées se présentent comme des nurseries grandeur nature pour élaborer ce que pourrait être une société mature, apte à s’intégrer en conscience dans l’organigramme de la vie et d’augurer une économie humaine et pertinente entre l’Homme, la nature et le progrès.
Les Contrées répondent à trois nécessités sociétales complémentaires :
1/ – Une réponse à une Demande Humaine et à une Nécessité sociale.
2/ – Un Projet de Société adapté au enjeux d’une transition écologique harmonieuse, intégrant l’exode urbain et offrant un laboratoire des possibles pour le futur.
3/ – Une préservation de la Dimension Humaine dans sa relation d’endémisme à la nature.
L’ensemble dessine un concept de société humaniste, rurale et moderne pour une transition éco-humaniste harmonieuse et maitrisée.
Ces trois points pouvant se résumer à : Sauvons-Nous !
2/ Ça ressemble à quoi ?
Les Contrées sont des zones naturelles et rurales dédiées à la société humaniste et écologique souhaitée pour notre avenir. Elles se présentent comme des modules faisant trait-d’union entre un paradigme épuisé et obsolète, et un paradigme à concevoir. Elles sont à la dimension des enjeux, vastes et accueillantes, étalées sur une vallées, un canton, un parc régional, une île… Il y a des villages, des agriculteurs et des milliers de personnes dispersées en petites communautés qui ensemble, entretiennent la juste autonomie de la Contrée et sont intégrés au réseau complémentaire des Contrées.
3/ Une Demande humaine et une Nécessité sociale.
Le concept souhaite permettre à ceux qui veulent vivre dans une relation symbiotique avec la nature, de pouvoir le faire. La demande est considérable et représente un mouvement de société qui ne peut plus être ignoré, ni empêché, démocratiquement d’une part, et d’autre part, parce qu’il s’agit d’une réponse évidente à une transition écologique qui, fondamentalement, est d’abord une transition humaine.
Dans cette volonté de retrouver une dignité humaine au sein de la nature, les candidats sont légions, beaucoup s’y épuisent et peu aboutissent à l’équilibre souhaité.
Les causes principales en sont :
– Une législation limitante et inadaptée.
– Des investissements d’installations insuffisants.
La législation en cours concernant l’éco-développement rural est le principal frein à l’émergence d’un état d’adaptation de notre intelligence à l’encontre de nos problèmes sociétaux, et confine à un statu-quo ressenti comme une idiotie.
C’est à cet égard que Les Contrées se proposent de faire évoluer le concept des communautés éco-suffisantes ou collectifs, du statut d’utopie-bucolique-d’écolos, à celui de Projet de Société porteur d’une résilience optimale et se présentant comme une alternative nécessaire. C’est pourquoi, le concept trouve sa raison d’être dans une dimension adapté au enjeux, et cette dimension souhaitable est d’abord celle d’une législation positive à l’égard de l‘éco-développement rural et des alternatives écologiques ; mais aussi, celle d’une dimension géographique qui puisse offrir une viabilité des interactions locales. L’ensemble représente une cohérence apte à libérer les investissements sous forme de subventions, de donations ( > Fondation : Les Sauveurs) et de sponsoring d’entreprises. Ce dernier s’inscrivant dans le cadre du laboratoire des possibles. Puisque tel est l’autre volet des Contrées que d’être les jardins d’un progrès intelligent, porteur d’enthousiasmes et de dignité, à l’endroit où s’accumulent les hontes et déceptions d’un progrès sauvage.
4/ Un Projet de Société
Organisons les changements avant que les changements nous désorganisent.
Il est établis que notre modèle de société basé sur l’hyper-urbanisaton associé à une industrie agro-alimentaire de masse, représente la majorité des problèmes écologiques. De plus, son organisation fait de chacun de ses composants un élément systémique, et l’ensemble dessine un colosse aux pieds d’argile facilement déstabilisable par les dérèglements climatiques. Dans ce contexte, l’idée de relocaliser les productions essentielles est déjà présente dans les esprits comme une évidente adaptation, et c’est à ce titre que Les Contrées se présentent comme une structure adéquate pour réaliser cette relocalisation des productions essentielles, mais également, pour recevoir la dilution de la population nécessaire, laquelle peut raisonnablement être envisagée au regard d’un exode urbain en cours et que les différents effondrements sociaux ou climatiques prévus devraient amplifier. C’est à ce titre que Les Contrées pourraient offrir un module d’adaptation qui puisse être gage de sécurité, d’efficience et de résilience.
L’exode urbain
Au regard d’une paupérisation de la société en cours, un exode urbain peut être envisagé et parallèlement aux Contrées, une nouvelle politique de la ville peut être initiée en accord avec son époque.
La ville a connue son temps et elle ne représente plus la solution qu’elle put être autrefois. Elle a perdue son aura de bienfaitrice. Elle accumule les problèmes et devient pathogène pour l’Homme, et Il y perd son humanité. Trop grande, trop polluée, trop rapide, trop carré, trop dure, trop dépendante… Elle déshumanise. Par ailleurs, à l’ère des communications qui raccourcissent l’espace, la ville perd de plus en plus sa raison d’être. Ce sont là autant d’éléments qui voudraient converger pour faire des Contrées le pendant d’une évolution de la citadinité.
Laboratoire des possibles
C’est l’autre volet important des Contrées que de pouvoir offrir un laboratoire vivant à nos sciences et une plateforme du futur pour l’industrie verte.
Le concept repose sur le principe que l’Homme d’aujourd’hui dispose de tous les savoirs et de tous les pouvoirs nécessaires à l’élaboration d’une société en osmose avec son environnement. En associant les technologies vertes, les sciences alternatives et le savoir ancestrale, l’Homme peut élaborer la société harmonieuse qu’Il recherche. C’est aussi une opportunité pour le progrès de démontrer sa réelle teneur en intelligence et sa viabilité dans l’organigramme de nos nécessités d’avenir, notamment dans sa capacité à libérer l’Homme et à le rendre heureux . C’est pourquoi, Les Contrées sont aussi un laboratoire à ciel ouvert pour le meilleur du progrès.
5/ Préservation de la Dimension Humaine
Nous abordons ici l’aspect philosophique et sociologique des Contrées. Elles consistent à offrir à l’Homme la possibilité de pouvoir rester humain et de développer son humanité dans le cadre de sa relation endémique avec la nature.
Aujourd’hui, dans l’effervescence d’une société en compétition, urbanisée et mécanisée, rester humain est devenu un challenge et notre humanisme naturel se retrouve atrophié par un environnement plastifié et numérisé. Sous l’égide de l’économie, c’est le pouvoir du nombre qui rationalise le monde et génère un système insensible et indolore qui se pense sans l’Homme et dans lequel l’Homme n’est plus chez Lui. L’Homme est ainsi isolé dans des boxes urbains sans jamais marché sur Terre et où le ciel n’a plus d’importance. Il y règne le stress, la peur, la méchanceté et un ennui pathogène où le plus fort l’emporte toujours sur le plus humain.
Il est convenu d’appeler ça, les lois de la jungle, qui tel un culte aux ancêtres, subordonnent les Droits de l’Homme, et c’est à ce titre que l’Humain – dans sa dimension humaniste – se voit interdit dans son intégrité et sa légitimité au nom de concepts rationalistes n’ayant aucune ordonnance humaine ou naturelle. Il en résulte un système où les qualités humaines qui nous définissent, sont accusées, condamnables et déconseillées.
Pour appréhender cette situation et la faire évoluer, il convient d’avoir en mémoire un processus dont la genèse remonte au nouveau monde, quand l’atome, le singe et la mort de dieu ont redessiné un monde désacralisé et permis l’émergence d’un ensemble de substituts divins, tels que le matérialisme, le progrès et la croissance.
Il en résulte trois conséquences fondamentales :
– Un matérialisme et une mort de dieu qui déconnecte l’Humain de son Etre intime et de sa condition cosmique.
– Un progrès miraculeux qui déconnecte l’Humain de son environnement naturel et des lois universelles.
– Un culte de la croissance qui se prononce « croyance en un paradis à venir » et qui déconnecte l’Humain de sa croissance humaine.
Dans ces conditions, l’Homme a perdu son contenu spirituel, son contenu naturel et son contenu humain. Ne reste qu’un contenant, tel un mécanisme prêt a recevoir différentes applications transhumaniennes pour être augmenté. Soit la mort de l’Homme dans sa Dimension Humaine.
De ce constat d’un système qui échappe à l’Homme et le menace dans son essence, se dégage l’évidence que l’Humain humaniste est confronté aux mêmes conditions environnementales délétères qui font disparaître les animaux et les éco-systèmes et qu’à ce titre, l’Humain humaniste peut être considéré en voie d’extinction. Dès lors – et au regard du principe que l’Humain émergea sous l’égide des lois naturelles, et en tant que Terriens disposant d’un légitime et nécessaire droit à la nature – il conviendrait d’envisager un système alternatif de préservation des Humains et de leur intégrité, telle que Les Contrées, à l’instar des réserves naturelles attribuées aux espèces animales en danger.
6/ Le Peuple des Humains
C’est au titre de son extinction en cours que le Peuple des Humain se présente et se cherche des territoires.
Le Peuple des Humains émerge de ce qui est dénommé par ailleurs, « le peuple », et se compose de ceux qui aiment à préciser que leur statut de peuple – entendu ici comme « le problème » au regard du système – n’en est pas moins l’expression d’une Dimension Humaine dont les singularités ne saurait être confondues à des tares incompatibles avec le système. C’est à ce titre, que le Peuple des Humains témoignent d’une fragilité naturelle et d’une sensibilité d’âme propre à la Dimension Humaine et qu’Il en revendiquent l’incompatibilité générée à l’encontre d’un système ultra-rationaliste nécessitant insensibilité et antipathie. En d’autres termes, il convient d’entendre que la stigmatisation des défauts perpétuels du peuples en termes de performances et de pauvreté, ne révèle que la présence indéfectible de qualités humaines qui ne sauraient se résigner à ce qu’elles ne sont pas.
C’est pourquoi, je les appelle le Peuple des Humains, parce qu’il sont meut par ce besoin d’êtres des Humains avant d’être un peuple, et qu’ils accordent à l’humanisme le pouvoir de réunir les Hommes plus sûrement que tous les « ismes » de droite ou de gauche.
C’est à l’égard de ce Peuple des Humain, qui partout clame ses besoins d’humanité, que nous pouvons imaginer ici, qu’un système adapté en vertu de la Dimension Humaine soit une juste nécessité et légitime. Un système en vertu de ce que nous sommes et souhaitons, et non plus dans le culte barbare de ce que nous fûmes. Cela se comprend au delà des démocraties divisogènes et peut s’entendre comme une humanocratie, représentative d’une politique mature et dessinant une humaturité (1) nouvelle. Les Contrées en offrant les premiers territoires…
7/ Devenez un Sauveur !
Le financement des Contrées pourrait être l’objet d’une Fondation qui permettrait de recevoir les générosités des philanthropes, des milliardaires ennuyés et autres survivalistes affolés désireux de redonner un peu de sens à ce désordre ambiant et de participer à une épopée ! A ce titre, différents statuts de « Sauveurs de l’Humanité » pourraient leur être attribuer : silver, gold, etc... ( humour…. 😉
Il convient également de mettre en évidence leurs intérêts à participer aux développements des Jardiniers de demain, vecteurs d’harmonie dans un scénario enviable, plutôt que d’imaginer des scénarios de « mad max » au cœur des smart-city du survivalisme.
Merci d’avoir imaginé cette utopie jusqu’ici, déjà elle en devient possible…
Philippe Kawee
(1) Voir l’essai > HUMANOGENESE
